Pasteur, s. m., titre des ministres protestants;—il ne s'emploie pas dans le langage ordinaire comme synonyme de curé catholique; mais dans le style relevé (oratoire, poétique), c'est une expression reçue: c'est un vieux pasteur qui n'est connu que sous le nom de curé. (Chateaub.)
Patarafe: voyez [parafe].
Patard, s. m., petite monnaie ancienne; il ne s'emploie plus que dans ces phrases familières: je n'en donnerais pas un patard; cela ne vaut pas un patard; il n'a pas un patard. (Acad.)—Le mot wallon patard se rend par sou: ce cahier coûte cinq sous.
Patatras, figure pour exprimer le bruit que fait un corps qui tombe avec fracas: il pose le pied maladroitement, et, patatras, le voilà par terre.
Pâté, s. m., Pâtée, s. f.—Un pâté est une sorte de pâtisserie;—une pâtée est une sorte de pâte pour engraisser les dindons, une sorte de soupe pour nourrir les chiens, les chats, etc.—Prononcez pâté (â long);—prononcez de même pâte, pâtée, pâtisserie, pâture, pâturage, pâturon.
Patenôtre, s. f. (et non patenote, patenosse), l'oraison dominicale ou le Pater noster;—on comprend aussi sous ce nom l'Avé et les autres premières prières qu'on apprend aux enfants: cet enfant sait sa patenôtre (il est populaire).—Il se dit aussi de toute sorte d'autres prières chrétiennes: avez-vous achevé vos patenôtres? il est familier et ne se dit qu'en plaisantant.
2. Patenôtres, au pluriel, se dit populairement des grains d'un chapelet, et d'un chapelet tout entier.—Prononcez pâtenôtre (ô long) et non pâtenote, patenotère.
Pater (prière chrétienne), est masculin et invariable: dire cinq Pater et cinq Avé.
2. Pater et Avé s'écrivent avec une majuscule. (Acad.) Prononcez pâtère (â long).
Patère, s. f., ornement en cuivre ou en tout autre métal qui supporte les rideaux d'une croisée; dites une patère et non un patère.