Passe, s. m. (mot wall.), aliment formé de son, de pommes de terre, de farine, etc., que l'on donne au bétail pour l'engraisser; dites pâtée, soupe, ratatouille.

Passement de temps, loc. wall.:—dites perte de temps ou passe temps, selon le sens: la musique est un passe temps; toutes ces pertes de temps sont nuisibles à vos études.

Passer, v. n., demande avoir ou être, selon que le sens permet de répondre à l'une ou à l'autre de ces questions: qu'a-t-il fait?—ou bien où est-il? qu'est-il devenu:—il a passé à Liége l'année dernière (qu'a-t-il fait?);—il est passé en Amérique depuis tel temps (où est-il, qu'est-il devenu)?

2. Le participe passé s'emploie comme préposition dans le sens d'après et alors il est invariable: passé dix heures vous ne me trouverez plus.

3. On dit prêter serment et non passer serment: il fut admis à prêter serment.

4. Ne dites pas: la semaine passée, le mois passé, l'an passé; dites, la semaine dernière, le mois dernier, l'an dernier.

5. On dit repasser du linge et non passer du linge.

6. On dit donner, engager sa parole, et non passer sa parole.

7. Ne dites pas: y avait-il beaucoup d'invités?—oui, passé les quarante;—dites, plus de quarante.

Passoire, s. f., ustensile percé de petits trous pour passer le jus des légumes ou des fruits écrasés:—une passoire et non un passoir ni une passerette.