Rafle, s. f., terme de jeu, enlever tout sans rien laisser;—au jeu des dés, rafle se dit quand les dés amènent chacun le même point: j'ai fait rafle de quatre.—Prononcez ra-fle et non rafe ni rafèle.

Rafraîchir.—Dans le sens de faire un repas, de boire un coup, etc.; il ne s'emploie que pronominalement: nous sommes allés nous rafraîchir à tel hôtel (et non rafraîchir).

Rahausse, ce qui sert à hausser; dites hausse: mettre une hausse à des souliers, à des bottes; mettre des hausses aux pieds d'une table, d'une armoire.

Raide, raidir, raideur, raidillon:—on écrit aussi roide, roidir, roideur, roidillon.—En conversation, dit l'Académie, et quelquefois dans le discours soutenu, on prononce rède, rèdir, rèdeur, rèdillon. Il résulte de cette observation que l'on peut aussi prononcer roide (roade), roidir (roadir), roideur, roidillon, mais seulement dans le discours soutenu.

Raie, s. f.; voyez [ligne].

Raiguiser, n'est pas français; il faut dire aiguiser ou aiguiser de nouveau, selon le sens: allez aiguiser votre couteau; faites-le aiguiser de nouveau:—voyez [aiguiser].

Rail, s. m. pl., rails, barre, barreau: raille.

Raillerie (entendre).—Voyez [entendre].

Rail-way, s. m., chemin de fer: prononcez rail-wai.

Raison, s. f.—Ce mot ne s'emploie pas dans le sens de querelle, différend, démêlé;—ne dites donc pas: j'ai eu des raisons avec lui; dites, j'ai eu une querelle, un différend avec lui.—Mais on dit fort bien, conter ses raisons à quelqu'un, c'est-à-dire, l'instruire de ses affaires, de ses intérêts, lui explique les motifs de la conduite qu'on a tenue.