Rebiffade, s. f., mauvais accueil, refus avec mépris et paroles.—Rebuffade n'est pas français.
Rebiffer, v. a. et n., regimber, ne pas vouloir, refuser;—se rebiffer, est très-usité parmi le peuple, mais il ne figure pas dans les dictionnaires. (Bescherelle).
Rebours, s. m., sens contraire.—A rebours, au rebours, loc. adv. et prép., en sens contraire: il prend tout à rebours, au rebours de ce qu'on lui dit.—On ne prononce pas l's.—A la rebours n'est pas français.
Rébus, s. m., sorte de jeu d'esprit, allusion, équivoque: prononcez rébuce.
Rébutoire (vice).—Ce mot n'est pas français; dites vice, cas rédhibitoire: la pousse, la morve et la courbature sont des cas rédhibitoires pour la vente d'un cheval.—Prononcez rédibitoire.
Récépissé, s. m., (au plur. récépissés), écrit par lequel on reconnaît avoir reçu des papiers, des pièces, etc.: ne dites pas récipissé.
Recette, s. f., se dit de la composition de certains remèdes ou médicaments ou bien d'un écrit enseignant la manière de faire cette composition; mais quand il s'agit de la prescription d'un médecin destinée au pharmacien, on se sert du mot ordonnance: portez cette ordonnance au pharmacien.
Rechanger (se), signifie, changer de linge: vous êtes mouillé, rechangez-vous.—Mais il n'est pas français dans le sens de se remplacer, se relever, faire quelque chose à tour de rôle, alternativement: cette besogne est très-fatiguante, mais nous pourrons la faire à tour de rôle.
Rèche, adj., ce mot est français: rude au toucher:—cette étoffe est rèche, il a la peau rèche;—aigre, rude au goût: pomme rèche, poire rèche.
2. Rétif, difficile à vivre: je lui trouve l'esprit un peu rèche.