Baptême, s. m.—Le p ne se prononce pas: batême; prononcez de même Baptiste, baptismal, baptistaire, baptistère, baptiser, débaptiser (changer de nom). Voyez [p].

Barbarisme, s. m.—Il ne faut pas le confondre avec le solécisme. Il y a plusieurs sortes de barbarisme: ainsi un mot forgé, altéré ou détourné du sens que l'usage lui donne;—un adverbe employé comme une préposition;—des prépositions, des conjonctions ou d'autres mots employés ou omis mal à propos;—un nom employé à un genre ou à un nombre que l'usage lui refuse;—un verbe présenté sous une forme qui n'est pas autorisée par l'usage, par ex.: il soye, il aye, pour il soit, il ait, sont autant de barbarismes. Prononcez barbaris'-me et non barbarisse ni barbarim'se.—Voyez [solécisme].

Barbe.—On dit très-bien: faire sa barbe, se faire la barbe, se faire faire la barbe, comme on dit se raser la barbe ou simplement se raser. (Acad.)

Barboter, n'est pas français; dites grommeler, marmoter.

Barette.Faire barette, expression vicieuse, connue des écoliers; dites, faire l'école buissonnière.

Baril, s. m.: prononcez bari.

Baromètre, s. masculin; dites un baromè-tre et non baromette ni baronette.

Barres, jeu d'écolier, est un substantif féminin qui ne s'emploie qu'au pluriel: jouer aux barres.—On ne prononce qu'une r ainsi que dans barrer, barreau, barrette, barricade, barricader, barrière, barrique.

Barthélemi et non Barthélémi, ni Bartholomi, Bartholomé; on écrit aussi Barthélemy.—Voyez [y].

Bartiau.—Ne dites pas: cet élève a fait aujourd'hui le bartiau; dites, ... a fait l'école buissonnière, a manqué l'école: bartiau est un mot wallon du Hainaut.