8. Sortir s'emploie aussi comme verbe actif dans quelques phrases du style familier où il signifie, faire sortir, tirer:—il est temps de sortir les orangers de la serre; sortez ce cheval de l'écurie; sortez la voiture de la remise; on l'a sorti d'une affaire fâcheuse. (Acad.)

9. Sortir, v. a. et déf., usité en terme de jurisprudence; il signifie, obtenir, avoir:—cette sentence sortira son plein et entier effet dans quinze jours.—Dans ce sens, sortir se conjugue comme finir, mais il n'est usité qu'à la 3e personne: il sortit, ils sortissent; il sortissait, ils sortissaient; subj. prés., qu'il sortisse, qu'ils sortissent; part. prés., sortissant.

Sot, Sotte, adj.—On ne prononce le t de sot que lorsqu'il est suivi d'un mot commençant par une voyelle ou une h muette: un sot enfant (so-t'enfant), un sot (so) personnage; c'est un sot (so).

2. Dites d'un homme qui est tombé en démence, qu'il est devenu fou et non, qu'il est devenu sot.

Sottise, s. f., signifie aussi injure: il m'a dit des ou cent sottises (injures). Cette expression pourtant paraît être de mauvais ton.

Soucier (se), signifie s'inquiéter, s'intéresser, faire cas, etc.: de quoi vous souciez-vous?—Ainsi lorsqu'on veut exprimer une idée d'indifférence, d'insouciance, de mépris, il faut accompagner le verbe se soucier de la négation: je ne me soucie pas (et non je me soucie) de cet homme-là; je ne me soucie pas (et non je me soucie) qu'il vienne; je ne me soucie pas (et non je me soucie) de ce que l'on dit de moi; faites tout ce qu'il vous plaira, je ne m'en soucie guère (et non je m'en soucie).—On peut cependant dire ironiquement: je me soucie bien de cet homme-là; qu'ai-je besoin de lui?

Soucoupe, s. f., espèce de petite assiette de porcelaine, de faïence, etc., qui se place sous une tasse ou sous un gobelet de même matière, propre à prendre du café, du chocolat, etc.: verser son café dans la soucoupe; la tasse et la soucoupe sont d'ancienne porcelaine.—Soutasse n'est pas français.

Souffler, Siffler.—Il existe entre ces deux verbes la même différence qu'entre les substantifs souffle et sifflet: le vent lui soufflait au nez; ce soufflet est troué, il ne souffle plus; siffler pour faire boire un cheval; le vent siffle dans la serrure; il entendait les balles qui lui sifflaient à l'oreille; cet acteur à été sifflé.

Souguenille, s. f., long surtout de grosse toile: écrivez et prononcez souquenille.

Souhaiter, v. a.—Devant un infinitif, il est suivi ou non de la préposition de: souhaiter d'avoir un emploi; je souhaiterais pouvoir vous obliger.