Soûl, adj., au fém. soûle.—On écrit plus rarement saoul, saoule; on prononce soû, soûle, en ne faisant sentir l'l qu'au féminin.

2. Dans le sens de ivre, il est bas et de mauvais goût. Voyez [saoul].

Soûlée, employé substantivement dans le sens d'ivrogne, n'est pas français; mon voisin est un ivrogne et non une soûlée.—On dit cependant, mais populairement, soûlard, arde, et soûlaud, aude. Voyez [saoul].

Soûler, rassasier avec excès, enivrer; on écrit plus rarement saouler.—Ce terme est bas.

Soulier, s. m., chaussure; l'l ne se mouille pas: sou-lié et non souil-lié ni souyié.

Soupe, s. f.—Ne dites pas: je vous invite à la soupe, à manger la soupe; dites je vous invite à dîner. (Popul.)

Souper, s. m.: on écrit aussi soupé.

2. Après-soupé, s. féminin; on dit mieux après-soupée.

Soupied, s. m.—On écrit plus ordinairement sous-pied: au pluriel, des soupieds et des sous-pieds. (Acad.)

Soupoudrer, v. a.—Écrivez et prononcez saupoudrer, poudrer de sel, de poivre, de farine, de sucre, etc.