Bouc, s. m.: prononcez bouque.
Boucan, s. m., tapage, vacarme; ce mot est français.
Bouche.—Ne dites pas: je le lui dirai de bouche; mais, de vive voix, ou en face, sans détours, nettement.
2. Ne dites pas: il a toujours la pipe en bouche; dites, à la bouche. Voyez [main].
3. D'après les exemples que donne l'Académie, on peut dire la bouche ou la gueule d'un barbeau, etc. En parlant des bêtes de somme et de trait, on dit la bouche d'un âne, d'un bœuf, d'un chameau, d'un cheval, d'un éléphant; on dit aussi la bouche d'une carpe, d'une grenouille, d'un saumon; le mot gueule s'applique particulièrement aux animaux carnassiers. Voyez [gueule].
Bouchon, s. m.—Ne dites pas, un bouchon de cheminée; mais, un devant de cheminée.
Boucle, s. f.: prononcez et écrivez bou-cle et non bou-que, blou-que ni boukèle.
Bouger.—Ce verbe est neutre et ne peut avoir de régime; ne dites donc pas: il se bouge; mais, il bouge;—ne vous bougez pas de là; mais, ne bougez point de là;—bougez-vous; mais, ôtez-vous, retirez-vous, faites place;—vous bougez tout; mais, vous touchez à tout, vous dérangez tout.—Ainsi bouger quelque chose et se bouger sont des barbarismes.
Bouilleau pour bouleau.—Ne dites pas un balai de bouilleau, mais, de bouleau.
Boulancer.—Ne dites pas: il m'a boulancé, pour il m'a rudoyé, bousculé. (Wall.)