[C]
C final.—Il ne se fait sentir qu'après une voyelle non nasale ou une consonne: arsenic (quelques-uns prononcent arseni contrairement à l'Académie), bac, hamac, lac, bec, pic, roc, bouc, caoutchouc, duc, busc, etc.; excepté pourtant dans arc-boutant, arc-bouter, arc-doubleau, broc, (voyez [ce mot]), accroc, raccroc, escroc, estomac, tabac, lacs (filets), cric, échecs (jeu), porc (on prononce ordinairement le c quand il est à la fin de la phrase et devant une voyelle), marc (poids), Saint-Marc, employé comme déterminatif, tels que la place Saint-Marc, le lion Saint-Marc; mais dans saint Marc, l'évangéliste, Marc, nom d'homme, le c se fait sentir; amict ne fait sentir ni le c ni le t. Dans le discours soutenu, la liaison peut avoir lieu pour les substantifs estomac, instinct, suivis d'un adjectif: estoma-kaffaibli, instin-kadmirable.—Le c se prononce également dans les noms propres Armagnac, Brissac, Balzac, Cavaignac (prononcez Cavagnac), Cognac, Nérac, Ravaillac.
Ça, interjection familière, dont les wallons abusent trop souvent dans les locutions suivantes: oui, ça! non, ça; régulièrement il faut la supprimer.
2. Il fera ça ou cela mieux une autre fois, est une locution wallonne; dites, il fera d'autant mieux... ou en revanche, il fera mieux. (Wall.)
3. Les flamands doivent éviter de commencer leurs phrases par le mot ça: ça est vrai, ça est bon, ça je dis, ça j'ai répondu, ça je ne sais pas; ils doivent dire simplement, c'est vrai, c'est bon, je dis cela, j'ai répondu cela, je ne le sais pas, à moins qu'on ne veuille insister particulièrement ou établir une sorte d'opposition: ceci est faux, cela est vrai; ceci est mauvais, cela est bon; quant aux expressions ça ou cela je dis, etc., cette inversion n'est jamais permise en français; il faut alors recourir à une autre tournure, par ex.: voici ce que dis, voilà ce que j'ai répondu.
4. Il est comme ça, c'est son caractère, est une expression française.
Cabaret, s. m.: faites le premier a bref.
Cabas, s. m., petit panier; l's ne se prononce pas.
2. Aller à cabasse, est une locution wallonne; dites, aller bras dessus, bras dessous.
Cabeliaud, n'est pas français; dites cabillaud (ll mouill.)