Tes chagrins, tes joies, tes espoirs, tes désirs naissent en toi et meurent avec toi....
Tous les biens de la Terre, les plaisirs, les jouissances ont été créés pour les filles d'autres nations. La vie de la juive n'est que servitude, peines éternelles. Tu conçois, tu enfantes, tu allaites et tu sèvres, tu cuis, tu fais la cuisine et tu te flétris avant l'âge.
Tu as beau avoir un cœur sensible, être belle, douce, intelligente:
La loi est là implacable, elle le dégrade vis-à-vis de ton mari.
Tes charmes sont des tares, tes dons, tes damnations; en mettant les choses au mieux tu n'es qu'une poule pour élever des poussins!
La femme juive a beau aspirer à la vie, à la science, rien de tout cela ne lui est accessible.
La plante divine dépérit dans le désert sans avoir vu la lumière.
Avant de l'avoir instruite, d'avoir cultivé son esprit, elle est mariée, même mère.
Avant d'avoir appris à être la fille de ses parents, elle est épouse et mère de ses propres enfants....
Fiancée, connais-tu au moins celui à qui on te destine? L'aimes-tu? L'as-tu vu seulement?—Aimer! malheureuse! ne sais-tu pas que l'amour est interdit au cœur de la juive?