Je vous relis, et c'est toujours une autre première fois.

On n'épuise jamais un beau livre, et un beau livre ne nous épuise pas.

Un dessein se fait dans mon cerveau, je le sens derrière mes yeux, je prends contact par cette image avec l'intérieur de moi-même... De ses hasardeuses tracées il reste à peine un résumé de pensée.

N'aimant que le côté nocturne des choses, il se bornait à faire des chefs-d'œuvre d'obscurité.

Il y a aussi ces réalités intangibles qui errent près de nous, sans formes et sans paroles, ces réalités que personne n'a pensées, et qui sont exclues faute d'interprètes.

Il y a cependant une si mince différence entre ce qui est, et ce qui pourrait être.

—Biffage du pire, du meilleur?

Derrière certains écrivains se tient un inconnu, mais ils n'ont pas souvent les yeux placés pour le voir, et ces scribes s'attribuent tout ce qui leur est suggéré par cette présence invisible. Ils portent sa couronne à sa place.

Les paroles viennent au poète comme à un aimant, à un penseur comme une épée.

On dit: Il suit son idée et, c'est peut-être son idée qui le suit, ou serait-il vraiment docile au point de suivre une idée? et, dans ce cas, son idée est-elle à lui?