La gloire est un écho.

L'enthousiasme d'un seul être nous fait une gloire pour nous seuls, intime et comme à l'abri.

Elles disent: J'oublie aussi parfois d'envoyer les lettres que j'écris,—ou bien elles écrivent: Ne brûlez pas mes lettres.

Je suis dans cet état de lucidité imaginative où je vois s'ouvrir devant moi un monde à moi, et je déjeune en ville.

On ne peut, en connaissance de cause, critiquer avec quelque droit que les écrivains qu'on a failli aimer, et afin de se venger de ne pas y parvenir.

Balzac: tout le monde; Stendhal: quelqu'un.

Oui, M. F... la façon dont il voit, mais non ce qu'il se borne à voir. Ses personnages sont d'une réalité qu'on évite. Je lui en veux de s'être prêté à eux, lui s'en venge. Et voici qu'à présent il tâche de leur être semblable.

Tandis que M. de G... a créé des êtres qui devraient exister, que la vie nous doit.

Il ne parle que rarement à haute voix, et c'est pourquoi sa voix haute a gardé la subtilité et l'empreinte sonore de sa pensée, métal à peine refroidi.

Il était un conteur, non un écrivain, car il méprisait le «métier», les gens limités dans les fonctions, les gens sérieux, établis. Il considérait que ceux-ci n'ont plus d'oreilles. Son public se composait de ceux qui ne savent pas encore lire, ou de ceux qui ne peuvent plus voir clair. Il murmurait des choses miraculeuses aux tout petits, parce qu'ils semblent écouter sans partis pris, réceptacles émerveillés. Seul leur silence et leur sourire l'inspiraient. Il inventait pour eux des histoires fées d'une beauté fée et qui se perdaient faute d'un scribe,—un scribe présent, l'incantation ne pouvait réussir. Il ne pouvait sortir du réel qu'avec des êtres qui n'y étaient pas encore entrés. Rendez-vous de deux enfances, l'une géniale d'attention, l'autre géniale d'expression. Il enchantait parfois aussi de ses images invisibles les vieilles femmes nébuleuses.