Ces poètes qui chantent toute leur vie la délicatesse et l'esthétique, et qui, si vous avez le malheur de les recevoir dans l'intimité, mettent leurs gros souliers utilitariens sur vos ours blancs, déposent leur chapeau melon sur vos divans, ou asseyent leurs vêtements curieusement tailleur sur vos hermines. Belles hermines, d'un blanc sulfureux, savonneuses au toucher.

Ce philosophe oriente ses admiratrices de leurs petits riens vers de grands riens.

Elles lui demandent à table, avec un esprit de comptable: «Que pensez-vous de l'absolu?»

En fait de philosophie, avoir le courage de notre indifférence!

Ce mort mal ressuscité, ce cadavre vivant, qui désavoue sa chair.

Pourquoi parle-t-il si fort? Il voudrait sans doute se faire entendre d'un monde à un autre.

L'exploitation de soi remplace souvent l'éducation.

Les arts, ces accompagnements, devenus si bruyants qu'on entend plus ce qu'ils accompagnent.

Ces bienheureux, tout au premier plan d'eux-mêmes. Beaux ténors, donnant tout ce que leur voix contient de bellâtre.

Ils dépassent la rampe, mais la rampe n'a jamais été difficile pour ce qui la dépasse.