Je croise souvent dans la rue une vieille femme chargée de crêpes, tâtonnante et penchée à la recherche de ses tombes. Et une autre, effondrée sur un pupitre de la poste, des feuilles sèches accrochées à son chapeau en tulle respectable. Quand on la fit sortir, elle dit: «Mais alors, où aller?»

N'être plus l'enfant «de personne» et avoir pour toute postérité, un «tué à l'ennemi» et «un mort glorieux»!

Il a l'air d'avoir reçu une poignée de cendres au visage.

Vieillesse: parfois bûcher, parfois éteignoir.

Des tranchées:—Nous attaquons demain une butte imprenable... Mon père ne comprend pas ma détresse, et se plaint du froid; je le trouve un peu ridicule. Au revoir? adieu ... amie.

L'attrait des grands parents pour leurs petits enfants est souvent un attrait de ressemblance: unis par les mêmes besoins.

Comme des bébés titubants, ivres de jeunesse, retombés en enfance, ils vont, trébuchant, gazouillant et s'amusant avec les tout petits.

Le brugnon lisse, pêche imberbe, joue d'enfant auprès de la pêche duvetée et trop mûre, et qui cède sous les doigts, joue de grand'mère—idée aussi déplaisamment vraie que la rose d'Abel Bonnard comparée à un «bouquet de paupières».

I.—Vieilles belles (Fards).—Elle rend sa chair si bonbon que cela ôte tout mérite à sa roseur. Ses carmins sont peut-être empoisonnés! Elle avait l'aspect de ces vieilles friandises qu'on a le tort de ne pas laisser espacées au fond de leur boîte. On n'est pas aussi blanc, ni de ce blanc, on n'est pas aussi rose, ni de ce rose. En fait de conversation elle «jurait» avec la nature. Où sont ces jours lointains où même le rouge mis à la hâte faisait un bel effet? Ne pas se rosir le teint ni se rougir les lèvres lorsque cela ne peut plus paraître vrai, ou bellement factice.

Au retour: