Et ailleurs:
Quand j'appris à la fin du jour de quels applaudissements mon nom avait été salué au Capitole, ce ne fut cependant pas une heureuse nuit pour moi que celle qui suivit...
Mais le jour...
... où j'ai pensé à mon camarade cher, mon tendre ami qui était en route pour me voir, ô alors, je me suis senti heureux...
«J'entendis le sibilement du liquide dévalant les sables comme s'il s'adressait à moi en son chuchotis pour me féliciter.
«Car celui que j'aime le plus au monde dormait auprès de moi, sous les mêmes couvertures dans la nuit fraîche.
«Dans le silence, sous les rayons de la lune automnale, son visage était tourné vers moi.
«Et son bras entourait légèrement ma poitrine, et cette nuit-là je fus heureux.» (Feuilles d'herbe, trad. Bazalgette, tome I, page 167, Mercure, 1909).
On connaît:
«Tes yeux las se sont clos, ô visage parfait.
Te contemplant ainsi, j'écoute, ô mon amante!
Comme un chant très lointain ton haleine dormante.
Je l'entends, et mon cœur est doux et satisfait.»
de Renée VIVIEN.