Comme autour de l'autel les femmes de la Crète,
Nos corps dansent la danse ancienne et secrète.
(«Actes et entr'actes.» N. C. B.)
Ce qui fut peut-être un culte (?) pour elles, devint sous l'abbesse de Chelles un prétexte à débauches.
Si quelqu'un ne m'avait pas empruntés les deux livres où Westermark traite du «Development of the Moral Idea», je pourrais donner d'intéressantes citations sur ces mœurs très répandues chez quelques tribus que nous nommons sauvages.
Peu connu, ce chef-d'œuvre de Charles Warren Stoddard: «South-sea Idyls»,
Je me souviens trop nébuleusement de certaines légendes chinoises, dont il nous reste, réalité très mince, des boys et fumeurs d'opium,
En Perse, les amants choisis pour le plaisir des Shahs...
Les Mille et Une Nuits abondent en chants, en poèmes d'un adolescent à un autre; et il est question de jouvencelles amoureuses dans l'Histoire du Capitaine de Police et des deux poules, etc., etc...
Les différences atmosphériques, (rendons-les responsables une fois de plus!) et les types humains qui en résultent, n'ont fait qu'augmenter le «Malentendu». (Le malentendu, cette espèce de tour de Babel où tous disent des choses à peu près pareilles sans se comprendre).
Tel cénacle londonien exclura l'intrus, qui, en la présence de l'auteur des «Two magies» ou d'un «Régiment of women» osera parler de «Colette à l'école!» Sans qu'il soit pour cela des Antipodes, l'Anglais ressentira toujours de la gêne (une gêne souvent recherchée) devant la franchise latine. Franchise poussée jusqu'à l'exhibitionnisme chez certains écrivains. Et l'Angleterre demande comme dernière bienséance, at least the shadow of a doubt! Est-ce cette «ombre d'un doute» qui permet à Lady M... de critiquer sévèrement les mœurs de l'empereur Adrien, tout en regrettant de ne pouvoir faire escale à Mytilène «to have a dish of tea with Sappho?» (Mémoires de voyage de Lady M..., XVIIIe siècle).