Le gardien le hissa sur le siège, et en avant !

Jantje était si ahuri qu’il ne dit d’abord rien, mais il regarda vers le bas, où il nous vit, puis, vers le haut, les cimes des arbres, et il se mit à jubiler.

— Tante ! tante ! je vois au-dessus de tout. Veux-tu une branche ?

Et, en passant, il arracha une fleur d’acacia qu’il me jeta.

— Tante, je vois toutes les bêtes dans leurs cages, mais elles ne me regardent pas. Tante, si toi et oncle vous preniez aussi des éléphants, ils pourraient nous reconduire à Bruxelles.

— Non, mon grand, ça ne va pas.

Il eut un petit vertige de se retrouver à terre. Nous nous hâtâmes vers le train. A peine assis, il s’endormit. Il ne soupa pas, mort de fatigue. Je le couchai : il ferma les yeux et sans doute rêva de l’éléphant et des grues qui dansaient. Moi, je craignais de rêver des émigrants.


J’entendais le petit chat crier piteusement et je vis par la fenêtre Jantje qui prenait la petite bête, la déposait dans le gazon et se couchait dessus à plat ventre, puis la prenait encore, la secouait et recommençait la manœuvre.

— Mais, Jantje, que fais-tu ? Tu le tortures et l’étoufferas.