— Ici, au jardin alors, car on ne se promène pas nu dans le village.
Il voulut courir. Il faisait trop chaud. Il se remit dans le hamac, mais ne savait que faire. Alors je vis ses yeux fixés sur une fente de la cloison de planches du jardin. Je regardai aussi et aperçus à travers la fente deux yeux qui brillaient et regardaient Jantje, terrifiés.
— C’est Maatje, Jantje. Veux-tu que je la fasse entrer pour jouer ?
— Oui, tante, oui, tante !
Il courut vers la cloison, mais la petite se sauva.
— Maatje, Maatje, viens jouer !
Pas de réponse. Je grimpai sur une branche basse du mûrier et me penchai au-dessus de la cloison. Maatje s’était mise à distance et, un doigt dans la bouche, la figure ahurie, regardait vers la fente.
— Maatje, viens donc jouer avec Jantje.
— Non, il est indécent, il est tout nu.
Et elle se sauva plus loin.