Ils ne m’aidèrent pas mal, avec le sérieux et l’application des enfants quand on leur fait faire une chose utile.

Je les fis goûter, puis je commençai la cuisson. Jantje s’inquiétait de voir fondre cette immense casserole pleine de champignons.

— Mais, tante, qui a mis cette eau ? Et il n’y en a presque plus, de champignons.

— Ce n’est pas de l’eau, c’est du jus, goûte.

Et je lui en donnai une petite cuillerée.

— Oh ! c’est bon, tante, mais que c’est bon ! Maatje doit goûter aussi.

Mais Maatje n’était pas à persuader : pour rien au monde elle n’eût goûté de ces « sièges de crapaud ».

Je fis assister Jantje à toute la préparation ; il la suivait, les yeux étincelants ; son regard m’interrogeait à chaque phase qu’il ne comprenait pas. Voilà un petit bonhomme qui ne sera pas distrait à l’école.

Quand tous les verres furent remplis et que je les mis cuire au bain-marie, il devint tout à fait sérieux et s’installa sur une chaise à attendre le résultat de tout ce travail.

— Là, ils sont cuits, ils doivent refroidir dans l’eau jusqu’au soir. Allons à la mer, j’ai la tête en feu.