Klaasje s'était refourré sous le canapé. La femme voulait crier, mais ma figure dut la terrifier, car elle fila au plus vite ; au bas de l'escalier, elle se dédommagea en hurlant qu'on devait faire déguerpir des voleurs comme nous.
J'étais hébétée et tout engourdie : des frissons de fièvre me montaient le long du corps ; mes genoux s'entrechoquaient. Je ne pouvais que répéter :
— Klaasje! Klaasje! mon petit lézard!
Klaasje ne bougeait pas.
A L'HOPITAL
Mina, étant revenue d'une de ses escapades, devait, la nuit, partager mon canapé. Elle avait tout de suite tiré toute la couverture à elle, et vers le matin elle me fit rouler à terre, où je continuai à dormir : je me réveillai avec une grosse toux.
Depuis quelque temps je me sentais malade et très faible : je souffrais de fièvres intermittentes ; et maintenant, ce refroidissement par cet hiver…
Je me traînai encore quelques jours, puis annonçai à ma mère et à ma sœur que j'allais à l'hôpital et, si on voulait me garder, que j'y resterais. Elles se mirent à rire et, comme je partais, elles plaisantèrent :
— Le café sera prêt pour ton retour.
Mais je ne revins pas : on me garda.