— Oui, près du pont.

— Etait-il Juif ?

— Non, mais Eudore dit que, s’il a peint les Juifs comme il l’a fait, c’est parce qu’il les voyait tous les jours.

— J’irai regarder la maison.

— Puis il a eu de la misère et il a dû aller au Canal des Fleurs, dans le Jordaan.

— Ah ! il a eu de la misère, et on écrit des livres là-dessus ? Je vais lire celui-ci. Et que sont devenus ces portraits et ces images ?

— Ils sont, pour la plupart, au Trippenhuis.

— Willem, Willem, vite, arrive, il est temps pour l’école !

Willem fila. Je descendis et pris mon panier rempli de bouteilles et de boîtes.

J’irai d’abord à la maison de Rembrandt… Quand j’eus passé le pont, je la vis tout de suite, à droite. C’était écrit dessus : Maison de Rembrandt. Je n’y remarquai rien, à cette maison ; elle était comme les autres, mais je fus émue qu’un homme qui avait vécu il y a si longtemps et qui avait eu de la misère, eût monté et descendu ce perron et qu’il eût regardé, par ses fenêtres, les Juifs, pour les peindre.