Elle me quitta au coin d’une rue.

— Tu vois, quand tu seras grande, ne laisse pas moisir cela : autant être aveugle…

Alors, Wouter, on disait déjà, quand tu étais petit, que c’était une vulgaire ritournelle de rue. Oui, aujourd’hui, il n’y a que les femmes du Jordaan qui la chantent, en endormant leurs enfants, on bien une vieille femme pendant qu’elle attache les tiges de sa plante grimpante. Moi, je la connais bien aussi, tu sais, Wouter ; je puis te la chanter, cela te rappellera le temps où l’orgue la jouait sur les canaux :

Jolies filles, jolies fleurs…

D’une jolie fille je suis venue,

Une jolie fille m’a ravi mon cœur,

Pour ce, j’aime toutes les jolies filles.

Si je pouvais avoir toutes ces jolies filles,

Je les enfilerais à une cordelette,

Je les salerais dans un tonneau,