Peu après il rentra, il se jeta sur moi de tout son long ; il était nu. Je ne pus crier : il avait collé sa bouche sur la mienne. De ses deux mains, il travailla sous moi pour écarter mes jambes, puis !… Oh ! comme s’il me défonçait… Je me crus assassinée tant j’avais mal. Il grognait comme un chien affamé qui ronge un os ; j’essayais de mordre, de bondir sous lui, mais rien n’y fit : il m’ouvrait le ventre par la « pissie ». Oh que c’était… Ah je ne sais pas : de longs titillements étaient au bout de mes nénets de rien du tout, qu’il touchait de son corps nu en se remuant sur moi.

Il me délivra. Il se regarda.

— Tiens, fit-il, à peine éclose, la rose est cueillie.

Il rit.

J’étais dans une grande torpeur et me demandais s’il m’avait enlevé quelque chose du ventre, tant je me sentais creusée. J’eus un vrai accès de fièvre chaude. Je brûlais et ne pouvais plus suivre mes pensées.

Corry rentra tard.

— Comment, tu es dans mon lit ? Ne te gêne pas. Voyons, va-t’en.

Je me levai : elle vit mes linges maculés.

— Ah, ça t’est venu pour ton Nouvel An ! Tant mieux, tu ne pleureras plus, car je t’ai très bien vue te fourrer dans les coins pour pleurer.

Je m’en allai par le quartier juif, douchée par le froid de la nuit, grelottant, recroquevillée, et murmurant : « Wouter, maintenant je ne voudrais plus te rencontrer : je n’oserais pas venir sous tes yeux… »