Je sais qu'à tes pareils ma tête décharnée
De lauriers éclatants se montre couronnée;
La gloire, de son voile, aux regards des héros
Cache les vers hideux qui me rongent les os:
On vante mes cyprès. Cependant ma présence
Hier à la retraite exhortait ta prudence:
Je t'ai glacé, la nuit, d'un présage odieux;
Ton chien hurlant sembla t'adresser des adieux;
Et ton coursier, l'œil morne, et baissant la crinière,
Sent qu'il conduit son maître au bout de sa carrière.