Hâte-toi de laver ta robe ensanglantée;

Ne retiens plus ces morts, glacés dans tes roseaux,

Sur le sein frémissant des Nymphes de tes eaux.

Ton courroux s'est vengé, défenseur de Pavie,

Le jour où ta Naïade, à son penchant ravie,

Prisonnière un moment, nous permit d'assiéger

La ville que tes bras aiment à protéger.

Fuyons ces bords, leur deuil, et ma mélancolie!

Tout poëte est, dit-on, enclin à la folie;

Et souvent méconnue en un fils d'Apollon,