Ces armes, en tes mains pures du sang des hommes,

Nous préserveraient mal du danger où nous sommes.

Elles ne t'ont servi qu'à chasser dans les bois

Les lièvres fugitifs et les cerfs aux abois.

Pour vaincre il faut du meurtre un dur apprentissage.

Ta force, ta jeunesse est un faux avantage

Contre d'affreux soldats, à l'homicide instruits,

Enivrés par la rage, et par la mort conduits.

Tu passais mollement tes heureuses journées,

Par les jeux, la musique, et l'amour enchaînées,