AGULA, ae, f. Appareilleuse, maquerelle.
ALECTRA, ae, f. Celle qui ne laisse pas de prendre les plaisirs de l'amour, bien qu'elle soit sans mari; celle qui se console galamment de la solitude du célibat ou de la viduité; celle qui se sert du remède propre à guérir les chagrins où le célibat et le veuvage peuvent plonger[34].
[ [34] Épicurienne qui laisse à qui les veut les peines et les tourments du mariage, mais qui s'en procure les plaisirs.
ALICARIAE, arum, f. Plaut. Filles de joie qui se tenaient devant les boutiques des vendeurs de fromentée, attendant aventure.
ALIENUS EST DIU VENERIS USUS EO QUI CONVALUIT. Cels. Celui qui relève de maladie se doit interdire pour un temps l'usage de Vénus; les délices de l'amour sont un mets dont les convalescents ne doivent point goûter; au sortir d'une maladie, on doit être dispensé pour quelque temps du service des belles; les plaisirs de l'amour ne sont point faits pour un convalescent; il ne sied point du tout de faire le galant tant qu'on a besoin de reprendre des forces; vouloir faire l'amour pendant une convalescence, c'est chercher entre les bras de Vénus une rechute[35].
[ [35] Ou même la mort. Les vieillards sont comme les convalescents: l'usage des plaisirs amoureux les tue ou les rend imbéciles.
ALILARIA, ae, f. Garce suivant la Cour, putain de Cour[36].
[ [36] Comme les gens de Cour sont au-dessus des préjugés, c'est pour cela qu'elles y abondent.
ALLUDERE AD SCORTUM. Ter. Se jouer à une courtisane[37].
[ [37] Badiner, folâtrer avec une fille de joie.