BASSARA, ae, f. Fille de joie, courtisane.
BATALUM, i, n. BATALUS, i, m. Le batail, ou le battant de la cloche amoureuse.
BATALUS, i, m. Qui souffre qu'on le fasse servir de femme; qui laisse exiger de lui le plaisir que les femmes seules devraient donner. Ou: Voy. [PODEX].
BETA, ae, f. Voy. [BAETA].
BILBIL, ind. BILBIS, idis, f. Fest. BILLIS, is, f. Le lait d'amour répandu à terre[60].
[ [60] Esprit-de-vin évaporé contre l'intention de la Nature.
BONA DEA. Cérès, ou la Bonne Déesse. Ses mystères, inconnus aux historiens et aux mythologistes, ne l'étaient pas à Juvénal. Si on l'en croit, il s'y passait de son temps des choses qui offensent rudement la pudeur. Cérès était la déesse de la terre et de la fécondité; une de ses fêtes avait lieu au mois de Mai, si célèbre par la révolution qui se fait dans la nature, qu'une chaleur nouvelle semble vivifier alors et rappeler aux actes d'une régénération entière. Ce que dit Juvénal de la licence de ces fêtes fait croire que, quoique dans les premiers temps de leur institution à Rome elles eussent été chastes, néanmoins, par analogie avec les propriétés du mois de Mai, il s'y serait introduit des mystères très opposés à leur première institution. Les prêtres de tous les pays ont le talent de régénérer, par des institutions commodes, la religion lorsqu'elle se perd. Les mystères d'Isis, de Vénus, de Bacchus, de Priape, n'étaient guère plus chastes. Clodius, à Rome, tenta le premier de violer les mystères de la Bonne Déesse, qui se célébraient à huis clos entre femmes, et, sous un déguisement féminin, s'introduisit dans la maison de César pour mieux jouir de Pompeia, qu'il aimait. Pompeia était la femme de César: elle ne pouvait mieux se venger de ses infidélités qu'avec ce Clodius, l'un des plus beaux chevaliers de son temps.
Voy. Juvénal, sat. 6e, vers 313 et suiv.; Apulée, au liv. 8e de ses Transformations.
BIPENNA, ae, f. L'instrument avec lequel l'Amour taille sa besogne.
BUBALIUM, ii, n. La bague qu'on court dans l'académie amoureuse.