INVITARE IN AMPLEXUS, ATQUE IN CUBITUM. Demander la courtoisie; prier d'amour (grâce que ce galant d'empereur Caligula demandait à la Lune)[144].
[ [144] Jouer le rôle de Putiphar avec Joseph.
IRRUMATIO, onis, f. Catull. L'action de faire teter à la bouche supérieure ce qui n'est fait que pour l'inférieure.
IRRUMATOR, oris, m. Catull. Celui qui fait prendre à la bouche d'en haut ce qui n'est dû qu'à la bouche d'en bas; qui fait servir la bouche supérieure à l'usage de l'inférieure; qui met à la bouche le gobet amoureux[145].
[ [145] Cet expédient était nécessaire aux vieux libertins usés par la jouissance, et, lorsqu'on voyait un vieillard rechercher les femmes, irrumatorem esse suspicabatur (Dussaulx, sur Juvénal, p. 399). On appelait les femmes qui se livraient à cette lubricité, fellatrices. Les hommes s'en mêlaient aussi: car de quoi ne se mêlent-ils pas? Il paraît que ce badinage était fort usité en Italie du temps des Romains: on en juge par le fréquent emploi du mot dans les auteurs Latins. Les artistes Grecs ont reproduit cette action dans leurs peintures: témoin le tableau de Parrhasius, dans lequel Atalante se voit représentée à genoux devant Méléagre, qu'elle caresse à la mode des Lesbiennes.
IRRUMATUS, a, um. Mart. Dont la bouche a servi à l'usage de certaine autre bouche; qui a pris avec la bouche le gobet amoureux; irrumé; à qui l'on a fait teter le trayon amoureux.
IRRUMO, as, are. Mart. Faire teter le trayon amoureux; employer la bouche supérieure aux usages de l'inférieure; faire prendre avec la bouche le gobet d'amour; donner à la bouche d'en haut ce qui n'est dû qu'à la bouche d'en bas; faire servir la bouche de vase amoureux; irrumer[146].
[ [146] Se dit des hommes qui usent entre eux de cette affreuse jouissance.
ISIACA SACRA. Le plus secret du mystère amoureux; le sacrifice d'amour; les mystères de Vénus.
ISICAE SACRARIA LUNAE. Juv. Les petits temples d'Isis, où quantité d'aventures galantes se mettaient à fin[147].