Que je crains cet abord!
C'est icy qu'il faut faire un genereux effort,
C'est icy qu'il faut vaincre un aimable adversaire;
J'ay bravé les assauts des valets de mon pere,
J'ay veu d'un oeil égal leur haine & leur mespris,
Leurs malices n'ont pas esbranlé mes esprits;
Mais contre cet objet si rare & si fidelle
Ma vertu perd courage, & mon ame chancelle.
Ciel, escoute mes voeux, preste moy ton secours.

PHILOXENE à Olympie.

Quoy donc, voulez vous estre insensible tousjours?
Voulez vous à jamais d'un coeur opiniâtre
Adorer qui vous fuit, fuir qui vous idolâtre?
Ah Madame, prenez de plus justes desseins,
Alexis est absent, & vos souspirs sont vains:
Oubliez cet ingrat, oubliez ce rebelle,
Il est traistre envers vous, & je vous suis fidelle,
Vous serez juste, en fin si vous l'abandonnez
En faveur de mes feux.

OLYMPIE.

Que vous m'importunez!
Laissez moy Philoxene, ou changez de langage.

PHILOXENE.

Quoy, je vous importune?

ALEXIS.

Ah l'illustre courage.

PHILOXENE.