SCENE III.
OLYMPIE, AGLES, VIRGINIE.
OLYMPIE revestu de ses habits nuptiaux.
Est-il bien vray mon ame?
Reverray-je Alexis?
AGLEZ.
Ah ma fille.
OLYMPIE.
Ah Madame,
Ne vous estonnez point de me voir cet esclat,
Je dois, je dois parestre en ce superbe estat:
Voyez ces vestemens, regardez mon visage,
Vous en devez tirer un bien-heureux presage,
Et croire en me voyant si richement parer,
Que le Ciel aujourd'huy nous permet d'esperer.
Nous verrons Alexis.
AGLEZ.
Que mon ame est ravie!
Nous verrons Alexis? ah ma chere Olympie,
N'abusez point mon coeur d'un espoir decevant;
Dites moy, car les bruits nous trompent bien souvent,
De qui le sçavez-vous? quelque courier fidelle
Vous a-t'il apporté cette heureuse nouvelle?