On retrouve encore l’Italie dans les quatre maisons qui figurent à l’Histoire de l’Habitation, maison étrusque et maison pélasge qui servent de bars; la maison pompéienne qui vend des reproductions très fidèles des objets retrouvés à Pompéi, et enfin la maison Renaissance où l’on a établi un four et où l’on fabrique des perles et des verroteries de Venise. Pour cinquante centimes, chacun peut emporter un souvenir, ou l’objet fabriqué devant lui.
Dimanche 20 Octobre 1889.
Grand’messe à Ste-Clotilde.
La grande pantomime de Skobeleff
et le lion cavalier.
Vilaine journée grise et humide à rester chez soi, ou à s’enfermer ailleurs; à l’église le matin, au cirque l’après-midi, c’est ce que nous avons fait.
L’église Sainte-Clotilde est une construction toute moderne, dans le style ogival du XIVe siècle. La façade est très belle avec ses trois portails à frontons aigus et ses deux hautes tours. L’intérieur est des plus élégants: peintures, sculptures, riche maître-autel, stalles ornées de pierreries; tout cela est dû au ciseau, au burin, à la palette d’artistes en renom.
Les pompes du catholicisme sont toujours belles et touchantes, respect des choses saintes, dignité des officiants, chants suaves de la maîtrise, harmonie puissante et religieuse des orgues, tout cela vous arrache aux réalités de l’existence, et pendant cette heure bénie, l’âme toute rayonnante d’amour et d’espérance soulève sans effroi les voiles mystérieux de l’au-delà.
La grande pantomime de Skobeleff intéresse vivement par sa couleur locale, par le caractère altier de ces personnages en grand costume et dont l’ensemble est imposant. Skobeleff, ce guerrier des temps modernes est déjà un héros légendaire.
Tous les peuples ont des penchants romanesques et ne peuvent se représenter leurs favoris qu’à travers la légende qui est le prisme enchanteur de l’histoire.
Bien des envieux disaient que Skobeleff ne devait qu’à la protection sa carrière phénoménale: en dix-sept ans il était devenu, de simple porte-enseigne, général en chef.
Non, il le devait à sa bravoure et à ses qualités guerrières, aux circonstances qui l’ont toujours servi. Sans vouloir raconter son histoire, voici un épisode qui en est une nouvelle preuve.