This cheering hope has long supported me,

I live in hope much happier days to see…

Ces vers furent écrits vers 1817. On y trouve un sentiment de mélancolie, qui pourrait faire douter, comme dans le cas du poète Christophe Smart, si l'intelligence qui rencontre de pareilles expressions pour ses pensées, peut être absolument dérangée. L'un et l'autre néanmoins sont morts dans un état complet de folie, après une longue détention.

M. Forgues[14] nous a donné la description d'une visite à Bicêtre, où il s'est occupé des fous littéraires. Les faits qu'il rapporte font regretter qu'il n'ait pas jugé à propos de saisir cette occasion pour développer davantage ce sujet. Il cite un certain Pentecôte dont la chimère favorite consistait en ce qu'il se croyait l'inventeur d'un système infaillible pour s'emparer d'Abd-el-Kader. Il existe plusieurs de ses lettres adressées au Roi, où il revendique avec acharnement la qualité d'homme de lettres. “J'ai plusieurs ouvrages littéraires à terminer,” écrit-il à M. Deleffert. “J'ai fait en littérature de fort beaux ouvrages,” dit-il, “dans une requête à l'administration des hospices.”

[14] Revue de Paris, 3me série, tomes 25 et 26, année 1841.

Il adressa une lettre à un des aliénés qui avait voulu se donner la mort. Sans être un modèle d'éloquence, elle ne manque ni de suite ni d'onction.

M. Forgues cite encore des vers anonymes, et des titres de compositions tels que: Ma NémésisLe Fou,—Souvenirs de jeunesse, &c. Dans le morceau intitulé le Fou, on trouve cette apostrophe originale:—

Malheureux conducteur de ta machine usée.

L'auteur fait ailleurs allusion à une tentative de suicide qui fut déjouée, à ce qu'il semble: “Mon Dieu!” ajoute-t-il.

Mon Dieu vous m'avez vu chaque jour vous prier