Il composa aussi, dans ses moments que nous ne pouvons nous empêcher de qualifier d'hallucination, l'Anagrammeana, poème en huit Chants, petit volume in 12o de 58 pages remplis d'un amphigouris inintelligible dont voici un exemple:

Le nomade a mis la madone

A la poterne de Petronne

Par son rhume il voulait l'humer,

Pour le marcher et le charmer.

Quand le grand Dacier était diacre,

Le casier cultivé du fiacre,

Faisait le lopin d'un pilon.

Pour nourrir de loin le lion…

Ces deux ouvrages sont excessivement rares et à-peu-près introuvables, l'auteur ne faisant jamais tirer qu'à dix ou douze exemplaires. Nous en devons la communication à l'extrême obligeance de M. Van De Weyer, Ministre Plénipotentiaire de Belgique, à Londres. Ils font partie, ainsi que l'opuscule dont nous allons parler, de la collection d'Ana, unique en Europe, que renferme la Bibliothèque de ce bibliophile distingué, si riche en collections de livres rares de tous genres, et dont la bienveillance à venir en aide aux hommes de lettres, dans leurs recherches, est égale à ses connaissances étendues.