Nous terminerons cette section par la mention de deux fous littéraires très peu connus cités dans un autre ouvrage de M. Hécart, Stultitiana, ou petite biographie des fous de la ville de Valenciennes, par un homme en démence, 8o, 1823.
Un nommé Lalou vivait en cette ville en 1820. Peintre, poète, musicien, calligraphe, il avait le germe de tous les talents, mais malheureusement tout cela se mêlait dans sa tête, au point que son cerveau présentait un chaos complet.
Il est fâcheux que l'on ne nous ait pas conservé quelques morceaux des écrits et des dessins qu'il distribuait si libéralement durant sa vie.
Un autre poète fou de la ville de Valenciennes fut un nommé Martorex, que Boileau a dépeint en parlant de cette classe d'auteurs:
Qui poursuit de ses vers les passants dans la rue.
Il n'y avait pas de fête qu'il ne célébrât, soit par une ode ou par un récit en vers ampoulés qu'il déclamait aux passants d'une manière ridiculement emphatique. Arrivait-il un personnage important? Sa verve est en mouvement, et bientôt il lui présente les fruits de sa muse. Du reste il n'était pas difficile, et se contentait du moindre présent. Il était fort joyeux lorsqu'il obtenait de quoi s'acheter quelques verres de genièvre. Nous ignorons quand est mort cet original.
TROISIEME SECTION.
EPIGRAPHES.
“What is said, is not to be understood; but what is to be understood, is not said.—Pythagoras. Exoteric Doctrine.
“Ever, as before, does madness remain mysterious, terrific, altogether infernal boiling-up of the nether chaotic deep, through this fair-painted vision of creation (which swims thereon) which we name the real.”—Carlyle.