L'antiquité nous a légué des doutes, en assez grand nombre, sur ce qui regarde ces sortes de pastiches. Elle possédait les lettres de Cornélie, la mère des Gracchi, dont Cicéron faisait grand cas, comme on le voit dans le Brutus.

Il s'est trouvé naturellement des savants Allemands pour contester l'authenticité de celles de ces lettres que nous avons encore, et d'autres savants pour les défendre.

Victor Cucheval dans son "Histoire de l'Éloquence Latine," cite deux de ces lettres, œuvre de Cornélie, dit-il, ou de quelque déclamateur ancien.

Le même écrivain démontre aussi qu'on ne saurait trop répéter qu'il faut résolument regarder comme pastiches, toutes les harangues que Tite-Live et les autres historiens placent dans la bouche des rois, des consuls, des sénateurs, et des tribuns, avant l'époque de Caton l'ancien. Ce ne sont que de véritables exercices de rhéteurs, qui ne reposent sur aucun document authentique.

Ce n'est qu'à partir de Caton que l'art oratoire a ses monuments vrais, soit par fragments, soit complets.

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Hermès Trismégiste.

L'Histoire de la Philosophie Hermétique (3 vol. 12º) nous dit qu'il y eut au moins deux Hermès, Mercure, ou Thot, tous deux rois d'Egypte, le premier fils d'Osiris et d'Isis, nommé Athotis, le second, Siphoas, qui vivait environ 800 après Athotis, et 1900 avant l'ère chrétienne. A cause de sa science extraordinaire, il fut surnommé le second Thot. Les Grecs le connurent sous le nom de Hermès ou Mercure Trismégiste, c'est à dire Très Grand.

C'est celui-ci auquel on attribuait, dans les premiers siècles du christianisme, tous les ouvrages que l'on écrivait sur les sciences.

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