D'un antique papyrus

Prouvé par un helléniste,

Autographe de Cadmus!

Che non men che saper, dubbiar m'aggrata.
Aussi bien que savoir, douter a son mérite.
Dante, Inferno.

Omnibus est aliquid fructus excerpere libris,

Et nullus sine fruge liber, sine floribus hortus.

PRÉLIMINAIRES.

Nous avons cherché à donner dans deux précédents ouvrages, une définition, aussi claire que possible, du Centon et de la Parodie. Il est peut-être plus difficile d'établir la théorie du Pastiche et ses rapports avec les genres similaires. Par leurs étroites affinités, ils semblent souvent se confondre entr'eux.

On demanderait en vain la définition du Pastiche aux auteurs du 17me et du 18me siècles. Remarquons que l'Académie Française, jusqu'en 1835, ne donnait pas le droit de cité, à ce vocable d'origine italienne. Il a trouvé place dans la sixième édition, où on lit: "Pastiche en littérature se dit d'un ouvrage où l'on imite les idées et le style de quelqu'écrivain célèbre; exemple: Certaines réflexions de ce moraliste sont un pastiche où il a imité le raisonnement et le style de Pascal."

Cette définition est évidemment incomplète. MM. Barré, Langlois et Regnier, auteurs de Lexiques Complémentaires du Dictionnaire de l'Académie, se préoccupent si peu de distinguer entre les divers genres, qu'au mot Pastiche, ils renvoient le lecteur à ce qui est dit au mot Centon!