Jamais! non, jamais, s'il dépend de moi, la rougeur de la honte ne passera sur ce noble front! Ce secret, ce secret terrible, il n'appartient qu'à moi… ce vieillard, déjà muet comme s'il était dans sa tombe, ne peut plus lui-même le révéler… Eh bien, ce secret… qu'il soit détruit! (Il jette le papier dans la flamme du brasero.) Ma mère, si mes fautes envers vous ne sont pas encore expiées, acceptez ce sacrifice! Je vous le consacre!… allons! tout est dit, sortons d'ici! (Pendant qu'il prend le portefeuille, comme s'apprêtant à partir, madame Aubry ouvre la porte du fond, voit le papier qui brûle dans le brasero, et s'arrête étonnée. La toile tombe.)
FIN DU TROISIEME ACTE.
ACTE QUATRIEME
VIe TABLEAU.
Un vaste salon communiquant de plain-pied avec le parc. On voit à travers les fenêtres et les arcades du fond une partie des jardins. — On entend au loin les sons d'un orchestre qui joue des airs de danse bretons. — La musique ne cesse de se faire entendre qu'à l'arrivée de Desmarets. — (Scène VIII). Portes à gauche et à droite. — Le salon est éclairé comme pour une fête. — A gauche, une table préparée pour la signature du contrat. — Une lampe sur la table. — A droite, canapé, fauteuils, rangés pour une cérémonie.
SCENE I.
BEVALLAN, en grande toilette, ALAIN.
BEVALLAN, entrant.
Tout est prêt, n'est-ce pas? La table ici… bien! Et les fauteuils pour ces dames, c'est très-bien… Le notaire est arrivé?