MAXIME.
Monsieur, la mémoire de mon père m'est sacrée, et j'entends qu'elle le soit à tous ceux qui parlent de mon père devant moi.
LAUBEPIN, avec émotion.
Monsieur, je respecte ce sentiment; mais quand je parle de votre père, comment oublier, Monsieur, que je parle de l'homme qui a tué votre mère, une enfant héroïque, une martyre!
MAXIME, se levant.
Monsieur Laubépin!
LAUBEPIN, se levant aussi et posant une main sur le bras de
Maxime.
Pardon, jeune homme; mais j'étais l'ami de votre mère… je l'ai pleurée. Veuillez me pardonner!… Au surplus (se rasseyant), si vous l'exigez, je ne parlerai que du présent.
MAXIME.
Je vous en prie. (Ils s'asseyent.)