—Oui, oui! j'ai tort, pardon! Tu as aussi tes douleurs, toi… mais on est égoïste, tu sais… Ce n'est pas de cela que je suis venu te parler, mon ami… Dis-moi… je ne sais ce qu'il y a de vrai dans un bruit qui s'est répandu… Tu m'excuseras si je me trompe… Je suis bien loin de songer à t'offenser, tu peux croire, mais enfin on dit que tu restes dans une situation de fortune difficile… Si cela était, mon ami…
—Cela n'est pas.
—Enfin, si cela était… je ne vais pas garder ma petite maison là-bas, tu comprends… à quoi bon maintenant?… Quant à mon fils, il peut attendre, je travaillerai pour lui… Eh bien, ma maison vendue, j'aurai deux cent mille francs, j'en mets la moitié à ta disposition… tu me les rendras, si tu peux.
—Merci, mon ami, dit Camors… Véritablement je n'ai besoin de rien… Il y a bien ici quelque désordre… mais je reste encore plus riche que toi.
—Oui, mais avec tes goûts…
—De grâce!
—Enfin tu sauras toujours où me trouver… et je compte sur toi, n'est-ce pas?
—Oui.
—Adieu, mon ami… Je te fais du mal… je m'en vais… au revoir… Tu me plains, dis?
—Oui, au revoir.