[8] Duc de Broglie, Le Secret du roi, 2 vol. in-12.—Paris, Calmann Lévy, 1888.

[9] Mémoires du duc de Luynes, t. IX, p. 177.

[10] Mémoires du marquis d’Argenson, t. VII, p. 437.

[11] Des contemporains, entre autres La Messelière, auteur de curieux Mémoires sur la Russie, ont prétendu que Douglas avait été novice chez les jésuites avant de servir les Stuarts et qu’il aurait été introduit par le Père de La Tour chez le prince de Conti.

[12] Boutaric, Correspondance secrète, t. I, pièce x, p. 203 et suiv.

[13] Nous croyons devoir reproduire ci-après les principaux passages où d’Éon parle d’un voyage qu’il aurait fait en Russie dès 1755:

1o Dans un projet manuscrit de la main même de d’Éon, postérieur à 1763, intitulé: État des services politiques et militaires de M. d’Éon de Beaumont: «..... En 1755 et 1756 M. d’Éon fut envoyé en Russie pour travailler avec M. le chevalier Douglas à la réunion des deux empires.» (Papiers inédits de d’Éon.)

2o Dans le discours préliminaire du volume: Lettres, mémoires et négociations particulières du chevalier d’Éon (1764): «..... Vers la fin de 1755 ma destinée m’entraîna dans les ambassades, tandis que mon inclination me portait à la guerre.»

3o Dans une lettre au duc d’Aiguillon, datée du 21 juillet 1773: «..... Il ne me restait d’autre espoir, sans ma confiance dans votre équité généreuse, que de me trouver dans mon pays, mais plus vieux et moins riche que lorsqu’à l’âge de vingt ans je suis sorti secrètement de France pour aller, sous un état déguisé, tenter avec le chevalier Douglas la réunion de la France avec la Russie. Tout rendait cette entreprise aussi délicate que périlleuse.» (Papiers inédits de d’Éon.)

A la lettre au duc d’Aiguillon se trouve joint un état de dépenses de d’Éon dont nous extrayons: «Un capital de dix mille livres que M. d’Éon a emprunté en 1755 pour son premier voyage secret à la Cour de Russie.»