4o Dans une lettre à Beaumarchais, datée du 7 janvier 1776: «..... voyageant nuit et jour pour hâter en 1755 et 1756 la réunion de la France et de la Russie...»

5o Dans une lettre à M. de Vergennes, datée du 28 mai 1776: «..... Jamais personne autre que les personnes intéressées n’a été informée de toute cette intrigue politique qui a commencé en 1755 par le prince de Conti et M. Tercier et qui a été exécutée par le chevalier Douglas et moi seulement.» (Papiers inédits de d’Éon.)

[14] D’Éon au marquis de L’Hospital, 23 juillet 1756. (Papiers inédits de d’Éon.)

[15] Le chevalier Douglas à M. Rouillé, ministre des Affaires étrangères.—Saint-Pétersbourg, 1756. (Lettres, mémoires et négociations..., 3e partie, p. 5.)

[16] D’Éon eut à ce sujet avec l’impératrice plusieurs entrevues fort secrètes. Il est très possible que, pour mieux tromper la surveillance dont il était l’objet et écarter tout soupçon, il ait eu à cette occasion l’idée de se déguiser en femme. L’emploi de ce travestissement expliquerait la légende de son premier voyage en Russie sous le costume féminin et donnerait la clef de certaines allusions qu’on trouve dans les lettres du marquis de L’Hospital, et jusque dans un billet où Louis XV parle des services rendus par d’Éon sous ses habits de femme.

[17] Boutaric, Correspondance secrète, t. I, p. 217.

[18] Archives des Affaires étrangères.—Cité par Boutaric, Correspondance secrète, t. I, p. 217, note 3.

[19] Les mémoires devaient «faire connaître à M. le maréchal de Belle-Isle, à M. le cardinal de Bernis, à M. le marquis de L’Hospital et à M. le comte de Broglie, ambassadeur en Pologne, que l’intention secrète de la Cour de Russie était, à la mort d’Auguste III, de garnir la Pologne de ses troupes pour s’y rendre maîtresse absolue de l’élection du roi futur et de s’emparer d’une partie de son territoire pour accomplir le plan favori de Pierre le Grand, qui avait toujours désiré de rapprocher ses frontières de l’Allemagne pour y jouer un rôle». (Papiers inédits de d’Éon.)

[20] Cité par Gaillardet, Mémoires sur la chevalière d’Éon, p. 66.

[21] Le marquis de L’Hospital au comte de Bernis, 16 septembre 1757.—Archives des Affaires étrangères.