[42] Le duc de Nivernais au duc de Praslin, 3 mars 1763. (Lettres, mémoires et négociations..., 2e part., p. 25.)
[43] Le duc de Praslin au duc de Nivernais, 1er mars 1763. (Lettres, mémoires et négociations..., 2e part., p. 25.)
[44] Mme de Pompadour au duc de Nivernais. (Lettres, mémoires et négociations..., 2e part., p. 29.)
[45] Le duc de Praslin au duc de Nivernais, 8 janvier 1763. (Lettres, mémoires et négociations..., 2e part., p. 74.)—D’Éon, au cours de sa querelle à Londres, ne manqua pas d’avancer que la nomination de Guerchy avait eu une tout autre cause. Il donna à entendre que Praslin n’aurait rien pu refuser à la comtesse de Guerchy. Gaillardet a reproduit cette insinuation, dont la source est plus que suspecte et que la lecture des documents authentiques fait apparaître comme une calomnie. Il suffira de noter que Nivernais lui-même, écrivant à Praslin le 17 janvier 1763, s’exprime ainsi sur le compte de celle qu’il n’eût pas manqué de mieux traiter s’il avait pu la soupçonner d’être la maîtresse de son correspondant: «Sans doute il vaudrait mieux qu’il n’y eût jamais ici d’ambassadrice française; mais je dois vous dire aussi qu’une femme d’un certain âge et sans aucune prétention de figure comme est celle de notre ami réussira moins mal qu’une autre et aura moins d’inconvénients.» (Lettres, mémoires et négociations..., 2e part., p. 13.)
[46] Les personnages qui devaient figurer dans cette correspondance durent à l’imagination de d’Éon des surnoms dont voici les principaux: Le Roi devenait «l’avocat»; Tercier, son «procureur»; Broglie, son «substitut»; le duc de Nivernais s’appelait le «mielleux»; le duc de Praslin, «l’amer»; Choiseul, «la porcelaine».
[47] Boutaric, Correspondance secrète, t. I, p. 293.
[48] Louis XV au chevalier d’Éon, 3 juin 1763.—Archives des Affaires étrangères—cité par le duc de Broglie, Le Secret du roi, t. II, p. 30.
[49] Tous ces détails ont été rapportés par La Fortelle, sous l’inspiration directe de d’Éon, qui se donne probablement une belle allure dans le récit, mais qui a certainement montré à la famille de Broglie un attachement qui ne s’est jamais démenti. Il semble au contraire que le maréchal et le comte aient fait plus tard très bon marché de d’Éon, dont la gratitude même était devenue compromettante, et récemment encore l’historien de la famille, le duc de Broglie, n’a pas, dans le Secret du roi, traité avec l’indulgence qu’on eût aimé rencontrer sous sa plume un aventurier qui n’oublia jamais ses premiers protecteurs.
[50] Le duc de Nivernais au duc de Praslin, 5 avril 1763. (Lettres, mémoires et négociations..., 2e part., p. 34.)
[51] La comtesse de Boufflers à d’Éon. (Papiers inédits de d’Éon.)