Tout à coup, le commissaire me demanda :
— Allons, voyons, dites-moi pourquoi vous avez tué cette vieille femme ?
Je n’avais pas bien compris cette question, qu’il m’avait posée d’une voix soufflante et brouillée. Je dis machinalement :
— Je voulais en avoir le cœur net.
Le commissaire s’ébroua comme un cheval.
— Comment, le cœur net ? fit-il. Le cœur net de quoi ? Vous vouliez la violer ?…
— Oh ! monsieur le commissaire…
— Enfin, expliquez-vous !… Quoi ? Qu’est-ce que vous entendez par votre cœur net ?
Et, sans me donner le temps de répondre, brusquement :
— Comment vous appelez-vous ?