Le Jardinier, ému aussi. — Adieu, Mademoiselle Germaine… Mais vous n’êtes guère heureuse, non plus, vous…
Germaine. — Vous vous trompez, je suis très heureuse.
Le Jardinier, il secoue la tête. — Non, Mademoiselle… Je vous connais bien, allez ! Quand on a un cœur comme le vôtre, on ne peut pas être heureuse ici !…
Par delà le parc, il montre la campagne, le petit village au loin.
Germaine. — Et votre femme ? La verrai-je ?
Le Jardinier. — Bien sûr… Elle est à la ville… Elle est allée chercher une voiture pour emmener nos meubles et nos pauvres frusques…
Germaine. — Pourquoi ?… Il ne manque pas de voitures ici…
Le Jardinier. — Ça vaut mieux comme ça… Chacun chez soi… On a sa petite fierté…
Germaine. — Adieu, alors !… Vous me donnerez de vos nouvelles ?
Le Jardinier. — Oui, Mademoiselle…