—Vous en trouverez chez le pharmacien.

Mais le pharmacien n'en a plus... Il vient de vendre son dernier litre à des Anglais...

—Vous trouverez cela chez le médecin, renseigne-t-il...

Le médecin est sorti, en tournée de visites. Il n'y a plus à la maison qu'une petite bonne. Elle nous mène dans un cellier où j'aperçois un tonneau, plein de «benzine», et un gros bidon d'huile.

—Prenez ce qu'il vous faut...

Elle ne sait même pas ce que cela vaut... Sur mon insistance:

—À votre idée... fait-elle en souriant...

Elle n'est pas jolie, pas même blonde; et elle n'a pas ce costume dont Henner nous a dégoûtés, et dont, après la guerre, des trafiquants actualistes de bière et de femmes affublèrent, dans leurs brasseries, tant de jolies filles de Montmartre et de Montrouge.

Dans une «restauration», où nous avons fort mal déjeuné, on nous a servi, je ne sais plus quoi: