Au déjeuner, Marie me parut nerveuse. Elle tournait autour de ma chaise avec une agitation inaccoutumée.
—Faites excuse, monsieur Jean, me dit-elle enfin.... Faut que j'en aie le cœur net.... C'est-y vrai que vous vendez le Prieuré?...
—Oui, Marie.
La vieille fille écarquilla les yeux, stupéfaite, et posant ses deux mains sur la table, elle répéta:
—Vous vendez le Prieuré?
—Oui, Marie.
—Le Prieuré où toute votre famille est née.... Le Prieuré où votre père et votre mère sont morts?... Le Prieuré, Seigneur Jésus!
—Oui, Marie.
Elle se recula comme effrayée:
—Mais vous êtes donc un méchant enfant, monsieur Jean?