Dans un mouvement que j'essayai de rendre harmonieux et souple, et même provocant, je me suis agenouillée en face de lui. Et pendant que je l'aidais à retirer ses bottes, qui étaient mouillées et couvertes de boue, j'ai parfaitement senti que son nez s'excitait aux parfums de ma nuque, que ses yeux suivaient, avec un intérêt grandissant, les contours de mon corsage et tout ce qui se révélait de moi, à travers la robe... Tout à coup, il murmure:
—Sapristi! Célestine... Vous sentez rudement bon... fumet de fauve, pénétrant et chaud... qui ne m'est pas désagréable.
Quand ses bottes eurent été retirées, et pour le laisser sur une bonne impression de moi, je lui ai demandé, à mon tour:
—Je vois que Monsieur est chasseur... Monsieur a fait une bonne chasse, aujourd'hui?
—Je ne fais jamais de bonnes chasses, Célestine, a-t-il répliqué, en hochant la tête... C'est pour marcher... pour me promener... pour n'être pas ici, où je m'ennuie...
—Ah! Monsieur s'ennuie ici?...
Après une pause, il a rectifié galamment:
—C'est-à-dire... je m'ennuyais... Car maintenant... enfin... voilà!...
Puis, avec un sourire bête et touchant:
—Célestine?...