—Maintenant, dit-elle... Allons chez M. Xavier... vous ferez aussi le service de M. Xavier... C'est mon fils, Mary...

—Bien Madame...

La chambre de M. Xavier était située à l'autre bout du vaste appartement; une coquette chambre, tendue de drap bleu relevé de passementeries jaunes. Aux murs, des gravures anglaises en couleur, représentant des sujets de chasse, de courses, des attelages, des châteaux. Un porte-cannes tenait le milieu d'un panneau, véritable panoplie de cannes avec un cor de chasse au milieu, flanqué de deux trompettes de mail entrecroisées... Sur la cheminée, entre beaucoup de bibelots, de boîtes de cigares, de pipes, une photographie de joli garçon, tout jeune, sans barbe encore, physionomie insolente de gommeux précoce, grâce douteuse de fille, et qui me plut.

—C'est M. Xavier... présenta Madame.

Je ne pus m'empêcher de m'écrier avec trop de chaleur, sans doute:

—Oh! qu'il est beau garçon!

—Eh bien, eh bien, Mary! fit Madame.

Je vis que mon exclamation ne l'avait pas fâchée... car elle avait souri.

—M. Xavier est comme tous les jeunes gens... me dit-elle. Il n'a pas beaucoup d'ordre... Il faudra que vous en ayez pour lui... et que sa chambre soit parfaitement tenue... Vous entrerez chez lui, tous les matins, à neuf heures... Vous lui porterez son thé... à neuf heures, vous entendez, Mary?... Quelquefois M. Xavier rentre tard... Il vous recevra peut-être mal... mais, cela ne fait rien... Un jeune homme doit être réveillé à neuf heures.

Elle me montra où l'on mettait le linge de M. Xavier, ses cravates, ses chaussures, accompagnant chaque détail d'un: