«Ici repose mollement,
Dessous cette tombe mignonne,
L'arbitre du raffinement;
Dont l'air, le coeur, le nom et la personne
Respiraient tous un doux pouponnement.
Il avait l'âme si pouponne
Qu'il pouponna des romans, des chansons,
Et même aussi de fort jolis sermons.»
Ainsi finit cette délicieuse oraison funèbre de Ange Rose-Farfadet, abbé de Pouponville, le mignon des grâces, la perle des petits-maîtres, l'élixir de la galanterie, la coqueluche des femmes et la quintessence de la gentillesse. Je devais exhumer, pour les relire de temps à autre, ces quelques pages malicieuses qui dégagent un parfum capricieux comme une boîte de pastilles à l'ambre.—Que de Pouponville rencontre-t-on aujourd'hui qui ne vont pas à mi-corps du cher petit abbé que nous venons de mettre en lumière.—C'est cet émule des Cléon et des Dorival qui laissa après sa mort ces quelques notes inimitables:
Aujourd'hui j'ai lorgné et relorgné 304 femmes au spectacle; le reste n'en valait pas la peine; encore je n'en ai remarqué aucune qui méritât qu'on fît une démarche. On est malheureux d'avoir le goût si superfin!
Il y avait longtemps que les hommes faisaient les avances. J'ai mis les femmes sur le pied de jouer ce rôle à leur tour. C'est à mes confrères de les y maintenir.—Je réponds de moi.
